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11/02/1966 | FRANCE | N°65-70021

France | France, Cour de cassation, Chambre civile 3, 11 février 1966, 65-70021


SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE LE POURVOI FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (DOUAI, 25 MAI 1964) D'AVOIR REFUSE D'ALLOUER A X..., A LA SUITE DE L'EXPROPRIATION D'UN TERRAIN DONT IL EST PROPRIETAIRE A CROIX (NORD), UNE INDEMNITE POUR LA PERTE D'ARBRES FRUITIERS, AU MOTIF QUE " LE PREMIER JUGE AVAIT ENGLOBE LEUR VALEUR DANS CELLE DU JARDIN ", ALORS QUE LE JUGEMENT AVAIT " DECLARE EXPRESSEMENT NEGLIGER LA VALEUR DES ARBRES FRUITIERS QUI ENCOMBRAIENT LE JARDIN ET QUI SERAIENT DETRUITS " ;

MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET QUE L'EXPROPRIATION PORTAIT SUR DEUX IMMEUBLES CONTIGUS ET SUR UN

TERRAIN PLANTE D'ARBRES FRUITIERS D'UNE SUPERFICIE T...

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE LE POURVOI FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (DOUAI, 25 MAI 1964) D'AVOIR REFUSE D'ALLOUER A X..., A LA SUITE DE L'EXPROPRIATION D'UN TERRAIN DONT IL EST PROPRIETAIRE A CROIX (NORD), UNE INDEMNITE POUR LA PERTE D'ARBRES FRUITIERS, AU MOTIF QUE " LE PREMIER JUGE AVAIT ENGLOBE LEUR VALEUR DANS CELLE DU JARDIN ", ALORS QUE LE JUGEMENT AVAIT " DECLARE EXPRESSEMENT NEGLIGER LA VALEUR DES ARBRES FRUITIERS QUI ENCOMBRAIENT LE JARDIN ET QUI SERAIENT DETRUITS " ;

MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET QUE L'EXPROPRIATION PORTAIT SUR DEUX IMMEUBLES CONTIGUS ET SUR UN TERRAIN PLANTE D'ARBRES FRUITIERS D'UNE SUPERFICIE TOTALE DE 3057 M2 ;

ATTENDU QUE LE PREMIER JUGE, APRES AVOIR CONSTATE " QU'EN L'ETAT ACTUEL, LES 2770 M2 NON BATIS DEVAIENT ETRE EVALUES EN VALEUR DE TERRAIN DE JARDIN AVEC EN SUS LES ARBRES FRUITIERS DONT LA VALEUR NE DEPASSERAIT PAS 20 FRANCS L'ARBRE ET QUE L'ADMINISTRATION DES DOMAINES, DANS UN ESPRIT DE LARGE CONCILIATION, AVAIT APPRECIE LE JARDIN COMME TERRAIN A BATIR ", A ESTIME QU'IL Y AVAIT LIEU DE REPRENDRE CETTE EVALUATION ET A FIXE L'INDEMNITE A 29497, 60 FRANCS ;

ATTENDU QUE, POUR ALLOUER A X... LA MEME INDEMNITE POUR LE JARDIN, L'ARRET ENONCE " QUE SI LES ARBRES FRUITIERS SONT ENCORE EN PRODUCTION, ILS SONT CEPENDANT TRES ANCIENS ET PEU SOIGNES EN SORTE QUE LE PREMIER JUGE A ENGLOBER LEUR VALEUR DANS CELLE DES JARDINS " ;

ATTENDU QU'EVALUANT LE JARDIN COMME TERRAIN A BATIR, LA COUR D'APPEL NE POUVAIT PAS, SANS MECONNAITRE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 21 DE L'ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958, ACCORDER UNE INDEMNITE COMPLEMENTAIRE POUR PERTE DE PLANTATIONS ;

QUE, PAR CE MOTIF DE DROIT, SUBSTITUE EN TANT QUE DE BESOIN A CEUX QUE LE MOYEN CRITIQUE, LA DISPOSITION ATTAQUEE PAR LE MOYEN SE TROUVE LEGALEMENT JUSTIFIEE ;

SUR LE SECOND MOYEN PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE EGALEMENT A L'ARRET D'AVOIR FIXE " LES INDEMNITES CONCERNANT LES DEUX IMMEUBLES ET LE TERRAIN EXPROPRIE SANS PRECISER LA DATE NI LES BASES D'EVALUATION DE CES DERNIERS " ;

MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR EXPOSE LA NATURE ET L'ETAT DES IMMEUBLES, CONSIDERE QUE LA MAISON HABITEE PAR L'EXPROPRIE SERAIT RENDUE LIBRE ET QUE L'AUTRE ETAIT LOUEE POUR UN LOYER ANNUEL DE 982 FRANCS, ET AUGMENTE LE MONTANT DES INDEMNITES ALLOUEES PAR LE PREMIER JUGE, LA COUR D'APPEL TIENT COMPTE " DES VARIATIONS DU COUT DE LA CONSTRUCTION CONSTATEES PAR L'INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE POUR LA PERIODE COURUE DEPUIS UN AN AVANT L'OUVERTURE DE L'ENQUETE " (6 JUIN 1959) ;

ET, SUR LA SECONDE BRANCHE : ATTENDU QUE X... FAIT ENFIN GRIEF AUX JUGES D'APPEL D'AVOIR FIXE " L'INDEMNITE DE REMPLOI A 15 %, SANS PRECISER LES MOTIFS LES AYANT CONDUITS A SE TENIR A CE POURCENTAGE " ;

MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL S'EST FONDEE SUR " LES DIVERS ELEMENTS " DE LA CAUSE POUR FIXER A CE TAUX L'INDEMNITE DE REMPLOI QUE L'EXPROPRIE EVALUAIT SANS AUCUNE JUSTIFICATION A 25 % ;

D'OU IL SUIT QUE LE SECOND MOYEN NE PEUT ETRE RETENU DANS AUCUNE DE CES CRITIQUES ;

PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 25 MAI 1964 PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS) N° 65-70 021 X... C / VILLE DE CROIX PRESIDENT : M DE MONTERA-RAPPORTEUR : M BEL-AVOCAT GENERAL : M PAUCOT-AVOCATS : MM HENNUYER ET GEORGE


Sens de l'arrêt : Rejet
Type d'affaire : Civile

Analyses

EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958) INDEMNITE IMMEUBLE TERRAIN A BATIR INDEMNITE COMPLEMENTAIRE POUR PERTE DE PLANTATIONS (NON).

DES LORS QU'UN JARDIN A ETE EVALUE COMME TERRAIN A BATIR LES JUGES NE PEUVENT, SANS MECONNAITRE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 21 DE L'ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958, ACCORDER UNE INDEMNITE COMPLEMENTAIRE POUR PERTE DE PLANTATIONS.


Références
Décision attaquée : DECISION (type)


Publications
Proposition de citation: Cass. Civ. 3e, 11 février 1966, pourvoi n°65-70021, Bull. civ.N 23
Publié au bulletin des arrêts des chambres civiles N 23
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Composition du Tribunal
Président : M DE MONTERA

Origine de la décision
Formation : Chambre civile 3
Date de la décision : 11/02/1966
Date de l'import : 14/10/2011

Fonds documentaire ?: Legifrance


Numérotation
Numéro d'arrêt : 65-70021
Numéro NOR : JURITEXT000006971753 ?
Numéro d'affaire : 65-70021
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.cassation;arret;1966-02-11;65.70021 ?
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