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03/11/1965 | FRANCE | N°65-91477

§ | France, Cour de cassation, Chambre criminelle, 03 novembre 1965, 65-91477


IRRECEVABILITE DU POURVOI DE X... (FALALBE), CONTRE UN ARRET DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, EN DATE DU 7 AVRIL 1965 QUI A DECLARE IRRECEVABLE SON APPEL D'UNE ORDONNANCE DU JUGE D'INSTRUCTION. LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;

SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 186 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, VIOLATION DES DROITS DE LA DEFENSE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE IRRECEVABLE L'APPEL FORME PAR LE DEMANDEUR DE L'ORDONNANCE DU JUGE D'INSTRUCTION DU 18 DECEMBRE

1964 ;

AU MOTIF QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 186 DU CO...

IRRECEVABILITE DU POURVOI DE X... (FALALBE), CONTRE UN ARRET DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, EN DATE DU 7 AVRIL 1965 QUI A DECLARE IRRECEVABLE SON APPEL D'UNE ORDONNANCE DU JUGE D'INSTRUCTION. LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;

SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 186 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, VIOLATION DES DROITS DE LA DEFENSE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE IRRECEVABLE L'APPEL FORME PAR LE DEMANDEUR DE L'ORDONNANCE DU JUGE D'INSTRUCTION DU 18 DECEMBRE 1964 ;

AU MOTIF QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 186 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, L'INCULPE NE PEUT INTERJETER APPEL QUE DES SEULES ORDONNANCES PREVUES PAR CET ARTICLE, QU'EN L'ESPECE, L'ORDONNANCE RENDUE LE 18 DECEMBRE 1964 PAR LE MAGISTRAT INSTRUCTEUR S'ANALYSE EN UNE ORDONNANCE STATUANT SUR UN MOYEN DE NULLITE, QU'EN CONSEQUENCE L'APPEL D'UNE TELLE ORDONNANCE N'ETANT PAS COMPRIS DANS L'ENUMERATION LIMITATIVE DE L'ARTICLE 186 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DOIT ETRE DECLARE IRRECEVABLE ;

ALORS QUE L'ARTICLE 186 DU CODE DE PROCEDURE PENALE DISPOSE EXPRESSEMENT QUE L'INCULPE PEUT INTERJETER APPEL DE L'ORDONNANCE PAR LAQUELLE LE JUGE D'INSTRUCTION A STATUE SUR SA COMPETENCE, QU'EN L'ESPECE, LE CHEF DE L'ORDONNANCE DU 18 DECEMBRE 1964 DECLARANT LE JUGE INCOMPETENT POUR PRONONCER LA NULLITE DEMANDEE ETAIT SUSCEPTIBLE D'APPEL, QUE DANS CETTE MESURE, L'APPEL DU DEMANDEUR, QUI ETAIT GENERAL ET VISAIT TOUS LES CHEFS DE L'ORDONNANCE, ETAIT RECEVABLE, ALORS SURTOUT QUE DANS SON MEMOIRE DEPOSE EN APPEL, IL SOUTENAIT QUE LE JUGE D'INSTRUCTION S'ETAIT A TORT DECLARE INCOMPETENT ET QU'IL LUI APPARTENAIT DE RELEVER EN PREMIER RESSORT LES NULLITES DES PERQUISITIONS ET SAISIES LITIGIEUSES ;

ATTENDU QUE X..., INCULPE DE CORRUPTION AVAIT DEMANDE AU JUGE D'INSTRUCTION DE PRONONCER LA NULLITE DES PERQUISITIONS ET SAISIES PRATIQUEES, DANS DES CONDITIONS PRETENDUMENT IRREGULIERES, AU COURS DE L'ENQUETE PRELIMINAIRE, ET, D'UNE MANIERE PLUS GENERALE, DE DECLARER ATTEINTE D'UNE NULLITE DE PLEIN DROIT, TOUTE LA PROCEDURE PREPARATOIRE ;

QUE, PAR ORDONNANCE DU 18 DECEMBRE 1964, LE JUGE D'INSTRUCTION, APRES AVOIR ENONCE QU'IL ETAIT INCOMPETENT POUR PRONONCER LUI-MEME LA NULLITE DES ACTES CRITIQUES, A DECIDE QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU EN L'ETAT DE SAISIR LA CHAMBRE D'ACCUSATION EN VUE DE L'ANNULATION DESDITS ACTES, CEUX-CI AYANT ETE REGULIEREMENT ACCOMPLIS ;

ET A REJETE L'ENSEMBLE DES CONCLUSIONS DONT L'INCULPE L'AVAIT SAISI ;

ATTENDU QUE C'EST A BON DROIT ET PAR UNE EXACTE APPLICATION DE L'ARTICLE 186 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE IRRECEVABLE L'APPEL RELEVE PAR X... DE CETTE ORDONNANCE ;

ATTENDU, EN EFFET, QUE SI LE TEXTE PRECITE AUTORISE BIEN L'INCULPE A INTERJETER APPEL DE L'ORDONNANCE PAR LAQUELLE LE JUGE D'INSTRUCTION A, D'OFFICE OU SUR DECLINATOIRE, STATUE SUR SA COMPETENCE, CETTE DISPOSITION EST SANS AUCUN RAPPORT AVEC LE CAS DE L'ESPECE ;

QUE LE JUGE, EN SE DECLARANT INCOMPETENT POUR PRONONCER LA NULLITE DES ACTES DE PROCEDURE ARGUES D'IRREGULARITE, N'AVAIT FAIT QUE CONSTATER QU'IL SE TROUVAIT PERSONNELLEMENT SANS QUALITE NI POUVOIR POUR LE FAIRE, LA CHAMBRE D'ACCUSATION ETANT SEULE HABILITEE A CET EFFET, AUX TERMES DE L'ARTICLE 171 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ;

D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT QU'ETRE ECARTE ET QUE, TOUT COMME L'APPEL, LE POURVOI DOIT ETRE DECLARE IRRECEVABLE ;

DECLARE LE POURVOI IRRECEVABLE. PRESIDENT : M ZAMBEAUX - RAPPORTEUR : M COMTE - AVOCAT GENERAL : M RELIQUET - AVOCAT : M CONSOLO.


Sens de l'arrêt : Irrecevabilité
Type d'affaire : Criminelle

Analyses

INSTRUCTION - Ordonnance - Appel - Appel de l'inculpé - Ordonnance refusant d'annuler des actes de la procédure - Irrecevabilité.

INSTRUCTION - Ordonnance - Ordonnance refusant d'annuler des actes de la procédure - Appel - Irrecevabilité.

Fait une exacte application de l'article 186 du Code de procédure pénale l'arrêt qui déclare irrecevable l'appel par l'inculpé d'une ordonnance du juge d'instruction par laquelle ce magistrat s'était reconnu sans qualité ni pouvoir pour annuler lui-même certains actes de la procédure arguée d'irrégularité (1).


Références
Code de procédure pénale 186
Décision attaquée : DECISION (type)


Publications
Proposition de citation: Cass. Crim., 03 novembre 1965, pourvoi n°65-91477, Bull. crim. N. 220
Publié au bulletin des arrêts de la chambre criminelle N. 220
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Origine de la décision
Formation : Chambre criminelle
Date de la décision : 03/11/1965
Date de l'import : 14/10/2011

Fonds documentaire ?: Legifrance


Numérotation
Numéro d'arrêt : 65-91477
Numéro NOR : JURITEXT000007055853 ?
Numéro d'affaire : 65-91477
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.cassation;arret;1965-11-03;65.91477 ?
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