Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Cour administrative d'appel de Marseille, 1ere chambre - formation a 3, 02 juillet 2003, 02MA01740

Imprimer

Sens de l'arrêt : Rejet
Type d'affaire : Administrative
Type de recours : Plein contentieux

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 02MA01740
Numéro NOR : CETATEXT000007582541 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.administrative.appel.marseille;arret;2003-07-02;02ma01740 ?

Texte :

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 21 août 2002 sous le n° 02MA001740, présentée par Y... Jeannine X, demeurant à ... ;

Y... Jeannine X demande à la Cour d'annuler la décision en date du 2 juillet 2002 par laquelle la Commission du Contentieux de l'Indemnisation de Montpellier a rejeté sa demande tendant à voir réviser les indemnités qui lui avaient été octroyées par l'Agence Nationale pour l'Indemnisation des Français d'Outre-Mer (ANIFOM) ;

Classement CNIJ : 46-07-04

C

Elle fait valoir qu'elle sollicite la révision des indemnités allouées par l'ANIFOM concernant les biens de ses grands parents et beaux-parents laissés en Algérie et situés à Auribeau ; que son père, M. Z... X a perçu de son vivant une indemnité de 25 000 F pour un bien estimé en 1962-1963 à 198 000 F, soit une valeur actuelle de 1 980 000 F ; qu'après son décès survenu le 22 juin 1986, chaque enfant a perçu 4 000 F et sa mère 1 000 F ; que cette indemnisation est bien inférieure à la valeur réelle de la propriété laissée en Algérie ;

Vu le mémoire en régularisation, enregistré le 21 août 2002, présenté par Y... Jeannine X et par lequel elle fait valoir, en outre, qu'elle fait appel de la décision de la commission du contentieux de l'indemnisation de Montpellier et qu'elle maintient sa demande de révision des indemnités octroyées par l'ANIFOM ; qu'elle sollicite la bienveillance de la Cour ;

Vu la décision du président de la formation de jugement dispensant d'instruction la requête, en application de l'article R. 611-8 du code de justice administrative ;

Vu la décision de la commission du contentieux de l'indemnisation attaquée ;

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu la loi n° 70-362 du 15 juillet 1970 modifiée relative à une contribution nationale de l'indemnisation des Français dépossédés de leurs biens situés dans un territoire antérieurement placé sous la souveraineté, le protectorat ou la tutelle de la France ;

Vu la loi n° 87-549 du 16 juillet 1987 relative au règlement de l'indemnisation des rapatriés ;

Vu le décret n° 71-188 du 9 mars 1971 ;

Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel en vigueur jusqu'au 31 décembre 2000, ensemble le code de justice administrative ;

La requérante ayant été régulièrement avertie du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 juin 2003 :

- le rapport de Mme BUCCAFURRI, premier conseiller ;

- et les conclusions de M. BENOIT, premier conseiller ;

Considérant qu'aux termes de l'article 8 du décret susvisé du 9 mars 1971 : La commission du contentieux de l'indemnisation est saisie, dans le délai de deux mois prévu au décret susvisé du 11 janvier 1965 par une requête sur papier libre adressée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou déposée au secrétariat contre récépissé. ;

Considérant que, par une décision en date du 1er février 1979, l'Agence Nationale pour l'Indemnisation des Français d'Outre-Mer (ANIFOM) a accordé à M. Z... X, père de Y... Jeannine X, sur le fondement des dispositions de la loi susvisée du 15 juillet 1970, une indemnisation pour divers biens dont il était propriétaire en Algérie ; que le 22 avril 2001, Y... Jeannine X, agissant en qualité d'ayant droit de son père décédé en 1986, a saisi la commission du contentieux de l'indemnisation de Montpellier d'une requête par laquelle elle sollicitait une indemnisation plus complète des biens ayant appartenu à son père et qui, ainsi, doit être regardée comme dirigée à l'encontre de la décision précitée du 1er février 1979 ;

Considérant qu'il résulte de l'instruction que M. Z... X a reçu notification de la décision contestée du 1er février 1979, le 11 février suivant ; que le délai de recours contentieux prévu par les dispositions précitées de l'article 8 du décret du 9 mars 1971 a commencé à courir à compter de cette dernière date ; qu'il est constant que la décision en litige n'a fait l'objet d'aucun recours gracieux ou contentieux de la part de l'intéressé ; qu'aucune disposition législative ou réglementaire postérieure n'a eu pour objet ou pour effet d'ouvrir de nouveaux délais de recours contre une décision statuant sur une demande d'indemnisation ; qu'il en est de même du décès de M. Z... X survenu en 1986 et à la suite duquel Y... Jeannine X a perçu, en sa qualité d'ayant droit de son père, une indemnité complémentaire en application de l'article 1er de la loi susvisée du 16 juillet 1987 ; qu'il suit de là que la requête déposée le 22 avril 2001 par Y... Jeannine X devant la commission du contentieux de l'indemnisation était tardive et, par suite, irrecevable ;

Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Y... Jeannine X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par la décision contestée en date du 2 juillet 2002, la commission du contentieux de l'indemnisation de Montpellier a rejeté sa demande pour ce motif ;

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Y... Jeannine X est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Y... Jeannine X et au ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité.

Délibéré à l'issue de l'audience du 19 juin 2003, où siégeaient :

M. ROUSTAN, président de chambre,

M. X... et Mme BUCCAFURRI, premiers conseillers,

assistés de Mme GUMBAU, greffier ;

Prononcé à Marseille, en audience publique le 2 juillet 2003.

Le président, Le rapporteur,

signé signé

Marc ROUSTAN Isabelle BUCCAFURRI

Le greffier,

signé

Lucie GUMBAU

La République mande et ordonne au ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité en ce qui le concerne et à tous les huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

2

N° 02MA001740


Publications :

RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Président : M. ROUSTAN
Rapporteur ?: Mme BUCCAFURRI
Rapporteur public ?: M. BENOIT

Origine de la décision

Formation : 1ere chambre - formation a 3
Date de la décision : 02/07/2003
Date de l'import : 02/07/2015

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Interview de JP Jean secrétaire général de l’AHJUCAF dans « Le Monde du droit » sur l’accès à la jurisprudence francophone.


Association des cours judiciaires suprêmes francophones Association des cours judiciaires suprêmes francophonesVisitez le nouveau site de l'AHJUCAF Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.