La jurisprudence francophone des Cours suprêmes


recherche avancée

25/02/2002 | FRANCE | N°233425

France | France, Conseil d'État, 3 ss, 25 février 2002, 233425


Vu la requête, enregistrée le 7 mai 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Gilles Y..., demeurant ... ; M. Y... demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler les opérations électorales qui se sont déroulées le 18 mars 2001 en vue de la désignation du conseiller général du canton de Salon-Grans ;
2°) d'annuler le jugement en date du 16 mars 2001 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 13 mars 2001 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d'enregistrer sa d

claration de candidature pour le second tour de scrutin des élections can...

Vu la requête, enregistrée le 7 mai 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Gilles Y..., demeurant ... ; M. Y... demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler les opérations électorales qui se sont déroulées le 18 mars 2001 en vue de la désignation du conseiller général du canton de Salon-Grans ;
2°) d'annuler le jugement en date du 16 mars 2001 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 13 mars 2001 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d'enregistrer sa déclaration de candidature pour le second tour de scrutin des élections cantonales ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 15 000 F en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code électoral ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Burguburu, Conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Séners, Commissaire du gouvernement ;

Considérant que M. Gilles Y... saisit le Conseil d'Etat d'une requête tendant, d'une part, à l'annulation des opérations électorales qui se sont déroulées le 18 mars 2001 en vue de la désignation du conseiller général du canton de Salon-Grans et, d'autre part, à l'annulation du jugement par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 13 mars 2001 du préfet des Bouches-du-Rhône refusant d'enregistrer sa déclaration de candidature ;
Considérant que la requête de M. Gilles Y... a été enregistrée au Conseil d'Etat le 7 mai 2001, après expiration du délai de recours fixé à l'article R. 113 du code électoral ; que les conclusions dirigées contre les opérations électorales qui se sont déroulées le 18 mars 2001 en vue de la désignation du conseiller général du canton de Salon-Grans sont, par suite, irrecevables ;
Considérant, par ailleurs, qu'aux termes de l'article L. 210-1 du code électoral dans sa rédaction issue de la loi du 30 décembre 1988 et modifié par la loi du 6 juin 2000 : "Tout candidat à l'élection au conseil général doit obligatoirement, pour chaque tour du scrutin, souscrire une déclaration de candidature dans les conditions prévues par un décret en Conseil d'Etat. Le candidat qui s'est vu opposer un refus d'enregistrement dispose de vingt-quatre heures pour saisir le tribunal administratif qui statue sous trois jours. Faute pour le tribunal administratif d'avoir statué dans ce délai, la candidature doit être enregistrée" ;
Considérant qu'il résulte tant des travaux préparatoires de la loi du 30 décembre 1988 que du rapprochement avec les dispositions analogues des articles L. 265 et L. 351 du code électoral, applicables aux élections municipales et régionales, que le législateur a entendu que les jugements des tribunaux administratifs statuant sur les refus d'enregistrement des déclarations de candidature à l'élection des conseillers généraux, actes préliminaires aux opérations électorales, ne puissent, eu égard à la nature de la décision en cause et à la brièveté du délai imparti par la loi au tribunal administratif pour statuer, délai au terme duquel la déclaration de candidature est enregistrée de plein droit, être contestés qu'à l'occasion d'un recours dirigé contre l'élection ; qu'ainsi les conclusions de M. Gilles Y... tendant à l'annulation du jugement du 16 mars 2001 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa réclamation sont irrecevables par voie de conséquence de l'irrecevabilité de sa protestation ;
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, soit condamné à verser à M. X... RIGOLE la somme de 15 000 F qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;
Article 1er : La requête de M. Y... est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M X... RIGOLE et au ministre de l'intérieur.


Type d'affaire : Administrative

Analyses

28-03-01-04 ELECTIONS - ELECTIONS AU CONSEIL GENERAL - OPERATIONS PRELIMINAIRES A L'ELECTION - ENREGISTREMENT DES CANDIDATURES


Références :

Code de justice administrative L761-1
Code électoral R113, L210-1, L265, L351
Loi 2000-493 du 06 juin 2000
Loi 88-1262 du 30 décembre 1988


Publications
Proposition de citation: CE, 25 fév. 2002, n° 233425
Inédit au recueil Lebon
RTFTélécharger au format RTF
Composition du Tribunal
Rapporteur ?: Mme Burguburu
Rapporteur public ?: M. Séners

Origine de la décision
Formation : 3 ss
Date de la décision : 25/02/2002
Date de l'import : 06/07/2015

Fonds documentaire ?: Legifrance


Numérotation
Numéro d'arrêt : 233425
Numéro NOR : CETATEXT000008111370 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2002-02-25;233425 ?
Association des cours judiciaires suprmes francophones
Organisation internationale de la francophonie
Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des Cours suprêmes judiciaires francophones. Il est soutenu par l'Organisation Internationale de la Francophonie. Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des Cours suprêmes judiciaires francophones. Il est soutenu par l'Organisation Internationale de la Francophonie.
Logo iall 2012 website award