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§ France, Cour de cassation, Chambre civile 3, 24 février 2004, 02-18772

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Sens de l'arrêt : Cassation partielle
Type d'affaire : Civile

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 02-18772
Numéro NOR : JURITEXT000007466550 ?
Numéro d'affaire : 02-18772
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.cassation;arret;2004-02-24;02.18772 ?

Texte :

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Vu l'article 6 a) de la loi du 6 juillet 1989 ;

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Bordeaux, 17 juillet 2001), que les consorts X..., anciens locataires de la société civile immobilière le Pont Valteau (SCI), ont assigné leur bailleresse en paiement de dommages-intérêts en réparation de leur préjudice de jouissance ;

Attendu que pour rejeter cette demande, l'arrêt retient que l'état des lieux à la prise de possession détaille l'état de chaque pièce et ses équipements, qu'il ne mentionne, au titre des "particularités", que l'interdiction de faire des trous dans les murs et la nécessité de retapisser entièrement le couloir d'entrée sans comporter d'autres réserves, que les consorts X... ne rapportent pas la preuve de l'accord verbal qu'ils invoquent et qui aurait porté, en dehors de l'état des lieux, sur l'engagement du bailleur d'achever l'immeuble, qu'ils ont attendu la délivrance d'une mise en demeure pour revendiquer l'exécution de travaux alors qu'ils sont entrés dans les lieux sous la seule réserve de la réfection d'une tapisserie, que ni le procès-verbal de constat d'huissier de justice, ni le rapport d'expertise simplifié, ni l'attestation d'une précédente occupante alors que ces pièces sont contredites par celles du bailleur, ni le rapport de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) établi après la fin du bail, ne permettent aux époux X... d'imputer à la bailleresse les manquements à l'obligation de délivrance qu'ils invoquent ;

Qu'en statuant ainsi, sans rechercher, comme il le lui était demandé, si l'état d'inachèvement de l'immeuble n'avait pas compromis sa délivrance en bon état d'usage et de réparation, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE et ANNULE, mais seulement en ce qu'il a rejeté la demande formée par les consorts X... en réparation de leur trouble de jouissance, l'arrêt rendu le 17 juillet 2001, entre les parties, par la cour d'appel de Bordeaux ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Poitiers ;

Condamne la société civile immobilière le Pont Valteau aux dépens ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-quatre février deux mille quatre.

Références :

Décision attaquée : Cour d'appel de Bordeaux (5e chambre civile), 17 juillet 2001


Publications :

Proposition de citation: Cass. Civ. 3e, 24 février 2004, pourvoi n°02-18772

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Composition du Tribunal :

Président : Président : M. WEBER

Origine de la décision

Formation : Chambre civile 3
Date de la décision : 24/02/2004
Date de l'import : 06/07/2015

Fonds documentaire ?: Legifrance

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