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28/02/1967 | FRANCE | N°66-90803

France | France, Cour de cassation, Chambre criminelle, 28 février 1967, 66-90803


REJET DU POURVOI FORME PAR X... (GERARD), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS EN DATE DU 2 DECEMBRE 1965, QUI L'A CONDAMNE, POUR EMISSION DE CHEQUE SANS PROVISION, A TROIS MOIS D'EMPRISONNEMENT LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT A L'APPUI DU POURVOI;

SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 390, 494, 550, 552, 553, 555, 558 560 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, VIOLATION DES DROITS DE LA DEFENSE, "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A STATUE PAR VOIE D'ITERATIF DEFAUT CONTRE LE PREVENU NON COM

PARANT AU MOTIF QU'IL AVAIT ETE REGULIEREMENT CITE;

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REJET DU POURVOI FORME PAR X... (GERARD), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS EN DATE DU 2 DECEMBRE 1965, QUI L'A CONDAMNE, POUR EMISSION DE CHEQUE SANS PROVISION, A TROIS MOIS D'EMPRISONNEMENT LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT A L'APPUI DU POURVOI;

SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 390, 494, 550, 552, 553, 555, 558 560 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, VIOLATION DES DROITS DE LA DEFENSE, "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A STATUE PAR VOIE D'ITERATIF DEFAUT CONTRE LE PREVENU NON COMPARANT AU MOTIF QU'IL AVAIT ETE REGULIEREMENT CITE;

"ALORS D'UNE PART QUE L'EXPLOIT DE CITATION ETAIT ENTACHE DE NULLITE, L'HUISSIER L'AYANT DELIVRE EN MAIRIE, SANS FAIRE TOUTES DILIGENCES POUR DECOUVRIR L'INTERESSE, ABSENT DE L'ADRESSE PORTEE PAR L'EXPLOIT, SOIT 5, RUE DESGRANGES A MONTREUIL (SEINE), A CELLE INDIQUEE PAR LE PROCES-VERBAL DE POLICE LORS DE L'ENQUETE AU COURS DE LAQUELLE LE PREVENU AVAIT ETE RETROUVE, AVENUE PASTEUR A MONTREUIL ET A LA SUITE DUQUEL IL AVAIT DECLARE FORMER OPPOSITION;

"ALORS D'AUTRE PART, QUE LE RECEPISSE D'ENVOI DE LA LETTRE RECOMMANDEE JOINT A CET EXPLOIT, N'EST MANIFESTEMENT PAS SIGNE PAR L'INTERESSE ET NE SAURAIT, DES LORS, FAIRE FOI DE LA DELIVRANCE REGULIERE DE LA CITATION";

ATTENDU QUE LE MOYEN MANQUE DANS SA PREMIERE BRANCHE PAR LE FAIT QUI LUI SERT DE BASE;

QU'EN EFFET IL RESULTE DE LA PROCEDURE, NON PAS QUE LORSQUE LE DEMANDEUR AVAIT FORME OPPOSITION IL AVAIT QUITTE SON DOMICILE 5, RUE DESGRANGES A MONTREUIL POUR HABITER AVENUE PASTEUR DANS LA MEME LOCALITE, MAIS QUE, RECHERCHE POUR EXECUTION DE L'ARRET PAR DEFAUT RENDU CONTRE LUI, IL A ETE DECOUVERT AVENUE PASTEUR ET A DIT HABITER TOUJOURS 5, RUE DESGRANGES A MONTREUIL;

QUE C'EST DONC A BON DROIT QU'IL A ETE CITE A CETTE ADRESSE POUR COMPARAITRE SUR SON OPPOSITION (ADRESSE QUI A D'AILLEURS ENCORE ETE DONNEE LORS DE SON POURVOI), ET QU'IL A ETE STATUE EN SON ABSENCE PAR ITERATIF DEFAUT;

ATTENDU D'AUTRE PART QU'IL APPARTENAIT A L'INTERESSE DE CONTESTER L'AUTHENTICITE ET LES SIGNATURES FIGURANT SUR LE RECIPISSE DE LA LETTRE RECOMMANDEE EN S'INSCRIVANT EN FAUX;

QUE NE L'AYANT PAS FAIT, IL NE SAURAIT SOULEVER CE GRIEF DEVANT LA COUR DE CASSATION;

QUE DANS CETTE SECONDE BRANCHE NON PLUS LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI;

QU'IL DOIT DES LORS ETRE REJETE DANS SA TOTALITE;

ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME;

REJETTE LE POURVOI;

CONDAMNE LE DEMANDEUR A L'AMENDE ET AUX DEPENS;

MAIS ATTENDU QUE LA CONDAMNATION PRONONCEE EST DESORMAIS DEFINITIVE;

QU'ELLE ENTRE DANS LES PREVISIONS DE L'ARTICLE 9 DE LA LOI D'AMNISTIE DU 18 JUIN 1966, LES FAITS ETANT ANTERIEURS AU 8 JANVIER 1965 ET LA PEINE NE DEPASSANT PAS TROIS MOIS D'EMPRISONNEMENT;

QU'IL Y A LIEU DE FAIRE BENEFICIER EN CONSEQUENCE LE CONDAMNE DE L'AMNISTIE;

DIT L'INFRACTION AMNISTIEE PRESIDENT : M COMTE, CONSEILLER DOYEN, FAISANT FONCTIONS RAPPORTEUR : M ROLLAND AVOCAT GENERAL : M RELIQUET AVOCAT : M CHOUCROY


Sens de l'arrêt : Rejet
Type d'affaire : Criminelle

Analyses

JURIDICTIONS CORRECTIONNELLES - Citation - Signification - Domicile - Lettre recommandée - Avis de réception - Signature - Contestation de son authenticité - Absence de procédure de faux.

EXPLOIT - Signification - Domicile - Lettre recommandée - Avis de réception - Signature - Contestation de son authenticité - Absence de procédure de faux.

Lorsque la citation n'ayant été remise qu'à domicile, une lettre recommandée a été adressée à l'intéressé par application de l'article 557 du Code de procédure pénale et qu'ayant été condamné, faute par lui de comparaître, par itératif défaut, il ne saurait s'il n'a contesté la signature figurant sur le récépissé de la lettre recommandée par une procédure de faux, soulever cette contestation devant la Cour de Cassation.


Références
Code de procédure pénale 557
Décision attaquée : DECISION (type)


Publications
Proposition de citation: Cass. Crim., 28 février 1967, pourvoi n°66-90803, Bull. crim. N. 80
Publié au bulletin des arrêts de la chambre criminelle N. 80
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Origine de la décision
Formation : Chambre criminelle
Date de la décision : 28/02/1967
Date de l'import : 14/10/2011

Fonds documentaire ?: Legifrance


Numérotation
Numéro d'arrêt : 66-90803
Numéro NOR : JURITEXT000007056580 ?
Numéro d'affaire : 66-90803
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.cassation;arret;1967-02-28;66.90803 ?
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