Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Cour administrative d'appel de Marseille, 1ere chambre, 07 mai 2003, 00MA01387

Imprimer

Sens de l'arrêt : Rejet
Type d'affaire : Administrative
Type de recours : Excès de pouvoir

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 00MA01387
Numéro NOR : CETATEXT000007581907 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.administrative.appel.marseille;arret;2003-05-07;00ma01387 ?

Texte :

Vu la requête sommaire, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 29 juin 2000 sous le n° 00MA01387, présentée pour M. Cyrille X, demeurant ..., par Me NERVO, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation ;

M. X demande à la Cour :

1°/ d'annuler le jugement n° 00-109/00-110/00-111, en date du 7 avril 2000, par lequel le Tribunal administratif de Bastia a, d'une part, annulé, à la demande de l'Association de Défense des Intérêts de Saint Cyprien (A.D.I.S.C.) et de l'Association pour le Libre Accès aux Plages et la Défense du Littoral (A.L.A.P.D.L.), l'arrêté en date du 20 décembre 1999 par lequel le maire de Lecci, agissant au nom de l'Etat, a accordé à M. X un permis de construire pour l'édification d'une maison individuelle au lieu-dit U Benedettu, sur le territoire de la commune de Lecci et, d'autre part, constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes tendant à la suspension et au sursis à exécution dudit arrêté ;

2°/ de rejeter la demande de première instance ;

Classement CNIJ : 68-025-03

C

Il soutient, en premier lieu, que le tribunal administratif a statué dans des conditions qui ne sont pas compatibles avec les dispositions de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme dès lors qu'il n'a pas eu matériellement le temps de déposer des observations en défense quant au fond , les requêtes déposées le 10 février 2000 ayant été inscrites à une audience dès le 23 mars suivant ;

Il soutient, en second lieu, que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Bastia a annulé le permis de construire qui lui avait été délivré au motif que cette décision méconnaissait les dispositions de l'article L.146-4-I du code de l'urbanisme dès lors que le terrain en cause se situe à proximité de trois constructions et d'un lotissement qui constitue indiscutablement un hameau ; qu'ainsi, le préfet ne pouvait légalement refuser de délivrer un tel permis de construire ; qu'il développera ces moyens dans un mémoire ampliatif ;

Vu le jugement attaqué ;

Vu le mémoire, enregistré le 13 juillet 2000, présenté pour M. X et par lequel il transmet des pièces à la Cour ;

Vu le mémoire complémentaire, enregistré le 28 septembre 2000, présenté pour M. X et par lequel il conclut aux mêmes fins que sa requête et par les mêmes moyens ;

Il soutient, en outre, que contrairement à ce qu'ont estimé les premiers juges, le terrain ayant fait l'objet du permis de construire contesté et qui se situe sur la Punta di Benedetto à proximité du golfe de Porto-Vecchio et dont seule la partie la plus éloignée du golfe a été déclarée constructible, ne se situe pas dans un espace non urbanisé ; qu'il ressort des pièces versées au dossier et notamment du plan cadastral que le site où se situe le terrain en cause est desservi par une voie publique et comporte tout un réseau de voies secondaires ; qu'à l'Ouest sont implantées quatre constructions sur des terrains contigus ou proches du terrain en litige ; qu'à l'Est, à une distance d'une dizaine de mètres, existe tout un ensemble d'habitations desservies par la même route ; qu'ainsi, le terrain était situé dans une zone urbanisée ; que, de la même façon, c'est à tort que le tribunal administratif a considéré que le terrain litigieux n'était pas en continuité avec une agglomération existante dès lors qu'à l'Ouest existe un lotissement et à l'Est quelques constructions ;

Il soutient, enfin, en ce qui concerne les autres moyens invoqués en première instance par M. MOULIN et autres, que ceux-ci ne sont pas non plus fondés ; qu'en effet, le moyen tiré de la violation des dispositions de l'article R.111-21 du code de l'urbanisme doit être rejeté dès lors que le projet contesté a pour objet la construction d'une villa modeste parfaitement intégrée à l'environnement d'autant que la construction ne sera pas édifiée en bord de mer mais à l'arrière du terrain ; que le moyen tiré de la violation des dispositions de l'article L.111-14-1 du code de l'urbanisme devra être rejeté dès lors que le projet de construction d'une maison individuelle n'est pas susceptible de favoriser une urbanisation dispersée incompatible avec les espaces naturels environnants ; qu'il en est de même du moyen tiré du défaut de consultation de la commission des sites qui n'était pas en l'espèce requis ; que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L.146-2, L.146-6 et R.146-1 du code de l'urbanisme devront être écartés eu égard aux caractéristiques du projet ;

Vu le mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2000, présenté par l'Association de Défense des Intérêts de Saint Cyprien (A.D.I.S.C.) et l'Association pour le Libre Accès aux Plages et la Défense du Littoral (A.L.A.P.D.L.) et par lequel elles concluent au rejet de la requête et à ce que l'Etat ou/et M. X soient condamnés à verser, au titre de l'article L.8(1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, une somme de 3.000 F à l' A.D.I.S.C. et une somme de 3.000 F à l' A.L.A.P.D.L. ;

Elles font valoir, en premier lieu, que les droits de la défense n'ont pas été méconnus dès lors que M. X a pu faire valoir des arguments concernant la constructibilité du terrain dès le dépôt, le 11 mars 1999, de la requête dirigée contre le certificat d'urbanisme positif à l'encontre duquel étaient articulés les mêmes moyens que ceux invoqués à l'encontre du permis de construire ici contesté ;

Elles soutiennent, en second lieu, que le terrain qui a fait l'objet du permis de construire positif contesté n'est pas situé dans un espace urbanisé dès lors que trois constructions ne constituent pas un espace urbanisé ni un hameau ou un village ; que le prétendu lotissement invoqué, et qui n'est pas même désigné, est très éloigné dudit terrain et ne saurait, en tout état de cause, être considéré comme un espace urbanisé ;

Vu le mémoire, enregistré le 17 novembre 2000, présenté par l'Association de Défense des Intérêts de Saint Cyprien (A.D.I.S.C.) et l'Association pour le Libre Accès aux Plages et la Défense du Littoral (A.L.A.P.D.L.) et par lequel elles concluent aux mêmes fins que leur mémoire susvisé et par les mêmes motifs ;

Elles soutiennent, en outre, qu'ainsi que l'ont jugé à bon droit les premiers juges, l'espace dans lequel est situé le terrain litigieux n'est pas urbanisé dès lors qu'il n'existe à proximité que trois maisons, qui ne sauraient constituer une agglomération, et plus loin, non un lotissement comme l'ont relevé à tort les premiers juges, mais quelques bungalows faisant partie d'une résidence hôtelière qui ne constitue ni un hameau ni une agglomération ; que la Punta di Benedettu constitue une zone naturelle couverte de végétations et sur laquelle existent quelques mitages qui ne sauraient faire regarder ce secteur comme urbanisé ; que s'il existe une voie publique pour desservir la plage publique, il n'existe pas de voies secondaires mais uniquement des chemins privés, très pentus et non goudronnés ; que si à l'Est, il existe un petit groupe de maisons à 150 mètres du terrain, ce groupe d'habitations ne constitue pas une urbanisation ; qu'enfin, le terrain en cause est situé à 8 kms du village de Lecci ; qu'ainsi il n'y a pas continuité avec une urbanisation ;

Elles soutiennent, par ailleurs, sur les autres moyens de première instance, qu'elles s'en rapportent à leurs écritures déposés devant le tribunal administratif ;

Vu le mémoire, enregistré le 9 février 2001, présenté pour M. X et par lequel il conclut aux mêmes fins que sa requête et son mémoire susvisé et par les mêmes moyens ; il conclut, en outre, à ce que la Cour, si elle l'estime utile se transporte sur les lieux ;

Il fait valoir, en outre, qu'il ressort d'un constat d'huissier établi à sa demande ainsi que des planches photographiques versées au débat , qu'il existe dans le secteur où se situe le terrain en cause 17 maisons individuelles, un hôtel de 8 chambres sur plusieurs bâtiments et un complexe hôtelier regroupant 15 bâtiments ; qu'ainsi ledit espace est bien une zone urbanisée ;

Vu le mémoire, enregistré le 22 février 2001, présenté par l'Association de Défense des Intérêts de Saint Cyprien (A.D.I.S.C.) et l'Association pour le Libre Accès aux Plages et la Défense du Littoral (A.L.A.P.D.L.) et par lequel elles concluent aux mêmes fins que leurs mémoire susvisés et par les mêmes motifs ;

Elles font valoir, en outre, que les différents lotissements existants sont à une distance de 1,5 km à 2,5 km du terrain en cause ; que les constructions répertoriées dans le constat d'huissier sont situées sur une longueur totale de plus de 1 km ; qu'en outre, la décision contestée prise sans l'avis préalable de la commission départementale des sites, alors que la commune de Lecci est dépourvue de plan d'occupation des sols (POS), est contraire aux dispositions de l'article L.146-4-II du code de l'urbanisme ; qu'en outre, il n'y a pas extension de l'urbanisation ; que les travaux de voirie nécessaires pour permettre l'accès des véhicules d'incendie et de secours porteront atteinte au site de qualité et caractéristique ; que le projet contesté méconnaît les dispositions de l'article R.111-21 du code de l'urbanisme dès lors que le projet de construction se situe au sommet de la presqu'île ;

Vu le mémoire, enregistré le 8 mars 2002, présenté au nom de l'Etat, par le ministre de l'équipement, des transports et du logement et par lequel il informe la Cour qu'il n'a pas d'observation particulière à formuler sur la requête susvisée ;

Vu le mémoire, enregistré le 3 juin 2002, présenté par l'Association de Défense des Intérêts de Saint Cyprien (A.D.I.S.C.) et l'Association pour le Libre Accès aux Plages et la Défense du Littoral (A.L.A.P.D.L.) et par lequel elles font valoir qu'elles n'ont pas d'observations supplémentaires à présenter ;

Vu le mémoire, enregistré le 2 avril 2003, présenté pour M. X et par lequel il conclut aux mêmes fins que sa requête et ses mémoires susvisés et par les mêmes moyens ;

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de l'urbanisme ;

Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

Vu la loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 ;

Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel en vigueur jusqu'au 31 décembre 2000, ensemble le code de justice administrative ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 avril 2003 :

- le rapport de Mme BUCCAFURRI, premier conseiller ;

- les observations de M. Cyrille X ;

- les observations de M. MOULIN, président de l'Association de Défense des Intérêts de Saint Cyprien (A.D.I.S.C) ;

- et les conclusions de M. BENOIT, premier conseiller ;

Considérant que, par un jugement en date du 7 avril 2000, le Tribunal administratif de Bastia a annulé, à la demande de l'Association de Défense des Intérêts de Saint Cyprien (A.D.I.S.C.) et l'Association pour le Libre Accès aux Plages et la Défense du Littoral (A.L.A.P.D.L.), l'arrêté en date du 20 décembre 1999 par lequel le maire de Lecci, agissant au nom de l'Etat, a accordé à M. X un permis de construire pour l'édification d'une maison individuelle au lieu-dit U Benedettu, sur le territoire de la commune de Lecci ; que cette annulation a été prononcée sur le moyen tiré de la violation des dispositions de l'article L.146-4-I du code de l'urbanisme ; que M. X relève régulièrement appel dudit jugement ;

Sur la régularité du jugement :

Considérant que M. X fait grief au jugement attaqué d'être intervenu en méconnaissance des stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales selon lesquelles Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement ; qu'il soutient, en effet, que, dès lors que la requête aux fins d'annulation du permis de construire attaqué a été enregistrée le 10 février 2000 et que l'audience au cours de laquelle ladite affaire a été appelée s'est tenue le 23 mars suivant, il n'aurait pas disposé d'un délai suffisant pour produire devant les premiers juges ses observations en défense concernant ladite requête ; qu'il ressort, toutefois, des pièces du dossier de première instance, que cette requête ainsi que le mémoire complémentaire déposé par les associations requérantes ont été notifiés à M. X respectivement le 21 février et le 1er mars 2000 ; que l'intéressé a, par suite, disposé d'un délai suffisant pour présenter ses observations éventuelles avant la tenue de l'audience le 23 mars suivant ; que, dès lors, le moyen susanalysé doit être écarté et le jugement attaqué n'est pas entaché d'irrégularité ;

Sur la légalité du permis de construire du 20 décembre 1999 :

Considérant qu'aux termes de l'article L.146-4-I du même code, dans sa rédaction applicable au présent litige, telle qu'elle résulte de la loi du 3 janvier 1986 susvisée : I - L'extension de l'urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement. ;

Considérant, en premier lieu, qu'il n'est pas contesté que le terrain d'assiette du projet en litige, est situé à 8 km du village de Lecci ; qu'il ressort des pièces du dossier et, notamment du plan cadastral versé au dossier, que le terrain en cause, s'il compte trois constructions dans son voisinage immédiat et sur son côté Ouest un groupe de bungalows constituant une résidence hôtelière, n'est environné sur son coté Est d'aucune construction à l'exception de quelques constructions éparses situées à 150 mètres de distance ; que le terrain en litige, qui comporte une face donnant sur le rivage, s'insère, ainsi qu'il résulte des photographies produites au dossier, dans un environnement boisé ; qu'ainsi, c'est à bon droit, que les premiers juges ont estimé que le terrain en cause n'était pas situé dans un espace urbanisé de la commune ; qu'à cet égard, M. X ne peut utilement, pour contester l'appréciation portée par les premiers juges à ce titre, se prévaloir d'un constat d'huissier, dressé à sa demande, qui fait état d'un nombre plus important de constructions existant aux alentours du terrain en litige, dès lors que ce document a été établi le 16 août 2000, soit postérieurement à date de délivrance du permis de construire contesté ;

Considérant, en deuxième lieu, qu'ainsi qu'il a été rappelé ci-dessus, le terrain concerné est distant de 8 km du Village de Lecci et ne se situe donc pas en continuité avec un village existant ; qu'il n'est pas en continuité avec la résidence hôtelière susdécrite, qui, en tout état de cause, ne saurait constituer une agglomération existante ; que le projet ne peut être regardé comme s'insérant dans un hameau nouveau intégré à l'environnement ;

Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Bastia a annulé le permis de construire en date du 20 décembre 1999 au motif qu'il avait été délivré en méconnaissance des dispositions susrapelées de l'article L.146-4-I du code de l'urbanisme ;

Sur l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :

Considérant que, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de condamner l'Etat à verser à l'A.D.I.S.C et à l'A.L.A.P.D.L., pour chacune d'entre elles la somme de 200 euros au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ;

Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. X doit être rejetée ;

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. X est rejetée.

Article 2 : L'Etat (ministre de l'équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer) est condamné à verser à l'Association de Défense des Intérêts de Saint Cyprien et à l'Association pour le Libre Accès aux Plages et la Défense du Littoral, pour chacune d'entre elles, la somme de 200 euros (deux cents euros) sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. X, à l'Association de Défense des Intérêts de Saint Cyprien, l'Association pour le Libre Accès aux Plages et la Défense du Littoral et au ministre de l'équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer.

Copie en sera adressée au Préfet de Corse du Sud.

Délibéré à l'issue de l'audience du 10 avril 2003, où siégeaient :

M. ROUSTAN, président de chambre,

M. HERMITTE et Mme BUCCAFURRI, premiers conseillers,

assistés de Mme GUMBAU, greffier ;

Prononcé à Marseille, en audience publique le 7 mai 2003.

Le président, Le rapporteur,

Signé Signé

Marc ROUSTAN Isabelle BUCCAFURRI

Le greffier,

Signé

Lucie GUMBAU

La République mande et ordonne au ministre de l'équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer en ce qui le concerne et à tous les huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N° 00MA01387 2


Publications :

RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Président : M. ROUSTAN
Rapporteur ?: Mme BUCCAFURRI
Rapporteur public ?: M. BENOIT
Avocat(s) : DE NERVO

Origine de la décision

Formation : 1ere chambre
Date de la décision : 07/05/2003
Date de l'import : 02/07/2015

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Interview de JP Jean secrétaire général de l’AHJUCAF dans « Le Monde du droit » sur l’accès à la jurisprudence francophone.


Association des cours judiciaires suprêmes francophones Association des cours judiciaires suprêmes francophonesVisitez le nouveau site de l'AHJUCAF Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.